Il est rare qu’au GOS on s’intéresse aux séries américaines. Non qu’elles soient toutes mauvaises loin s’en faut. Mais elle manquent ce petit côté « roti avec sauce à la menthe » qu’on aime tant dans les productions anglaises. Et de plus elles ont le mauvais goût de ne pas être fabriquées outre manche, ce qui est un acte criant de mauvais goût en ce qui nous concerne.

Mais « Episodes », la nouvelle série de Showtime, fait figure d’exception. D’abord parce qu’il s’agit d’une co-production anglo-américaine. La série a été créée par deux producteurs américains David Crane (Friends) et Jeffrey Klarik (Half & Half, the Class) pour Hat Tricks productions (Father Ted, Have I got news for you). De plus niveau acteurs, on retrouve des acteurs anglais de grande classe : Stephen Mangan (Green wing, dirk gently) et Tamsin Greig (Green wing, black books).

Enfin, la série, dont le premier épisode a été diffusé le 9 janvier aux Etats Unis, et le lendemain en Angleterre (sur BBC2), aborde un sujet qui nous intéresse au plus haut point : le cas des séries anglaises à succès qui sont récupérées par des chaines américaines qui tournent à la va-vite des adaptations désastreuses qui ne dépassent généralement pas le stade de pilote : « Coupling », « the IT crowd »,…

Au début du pilote de « Episodes », le producteur américain rencontre deux scénaristes qui viennent de remporter le BAFTA. Il se déclare fan de leur série (« j’aime tellement votre série que j’aimerais lui faire l’amour ») et leur propose de venir à Los Angeles pour en signer l’adaptation américaine. Evidemment, une fois sur place, rien ne sera simple,…

La série a pour l’instant surtout fait parler d’elle car elle marque le grand retour de Matt le Blanc (Joey dans Friends). Ce dernier ne fait qu’une courte apparition dans le pilote, mais sera bien sûr le personnage central de la série.

Ceci dit, le premier épisode décrit bien les obstacles que doivent rencontrer les scénaristes anglais aux Etats Unis. Même si la série pour l’instant joue plutôt de l’ironie que de l’humour facile typique aux sitcoms, elle a été plutôt bien accueillie par la critique et le public.

Rien que par son sujet, la série est à suivre. On lui souhaite longue vie!

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