« Le discours d’un roi » a été couronné meilleur film de l’année aux Oscars 2011. Le film britannique a également remporté les statuettes prestigieuses du meilleur réalisateur (Tom Hooper), du meilleur acteur (Colin Firth) et du meilleur scénario.

C’est évidemment un grand moment pour le cinéma anglais souvent dénigré et surtout économiquement fragilisé, poussant les producteurs à chercher le financement de leurs films à l’extérieur du pays (« le discours d’un roi » est d’ailleurs une co-production anglo-américano-australienne!).

Mais ce triomphe aux Oscars est-il mérité? Une très grande majorité de ceux qui ont vu « Le discours d’un roi » répondront par l’affirmative. Le film met superbement en scène une personnalité historique George VI, roi de second choix, qui doit luter contre ses difficultés d’élocution au moment de sa montée sur le trône alors que va bientôt éclater la seconde guerre mondiale. Le film prend un bout d’histoire méconnu pour le transformer en belle aventure humaine à forte charge émotionnelle, s’attachant aux relations entre deux individus à forte personnalité : Georges VI et son professeur Lionel Logue (incarné par Geoffrey Rush).

Le film a le bon goût d’éviter de se prendre les pieds dans une reconstitution historique lourdingue avec de superbes images glacées (un piège que n’a pas toujours su éviter le cinéma britannique). Comme quoi un budget limité (15 millions de dollars) peut faire des merveilles. Du coup l’humain reste au coeur du film. Et c’est tant mieux.

Autant vous dire qu’un tel film dépend beaucoup de ses dialogues et du jeu de ses acteurs principaux (Colin Firth et Geoffrey Rush sont juste sublimes). Un grand bravo donc au scénariste, aux deux acteurs principaux et au réalisateur du film. « Le discours d’un roi » aura bien mérité ses oscars, coiffant sur le poteau d’autres films à fort potentiel oscaristique comme « The social network » (David Fincher), « True Grit » (les frères Coen) ou encore « Black Swan » (Daren Aronofsky).

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